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Productivité agricole : Recours aux technologies améliorées pour assurer la sécurité alimentaire

Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO ou WAAPP) et ses partenaires travaillent à la mise en œuvre d’une bonne stratégie de communication pour accroître l’utilisation des technologies améliorées dans la production agricole et assurer la sécurité alimentaire.

Le secteur agricole ne produit aujourd’hui que 7 % du produit intérieur brut (Pib) national mais il contribue à hauteur de 55 % aux exportations. D’où l’importance de l’agriculture notamment dans le secteur céréalier. Cependant, déplore Abdoulaye Fall, chercheur de l’Institut régional de recherche de Saint-Louis, le secteur est aujourd’hui miné par des contraintes économiques (politiques économiques peu incitatives), la non implication du secteur privé et une faible utilisation des technologies agricoles. A en croire Moctar Wade, chercheur au Centre national de recherche agricole de Bambey (Cnra), aujourd’hui, la recherche a contribué (entre 10 et 30 %) à l’amélioration des rendements (entre 10 et 60 %) et suivant les zones à l’adaptation de certaines variétés. Les utilisateurs des technologies améliorées dans la production ont également augmenté de 50 %.
En organisant un forum samedi sur la sécurité alimentaire et les technologies améliorées, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao ou Waapp), en partenariat avec la Fondation rurale de l’Afrique de l’Ouest (Frao), a voulu profiter de la 12è Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) pour sensibiliser les différents acteurs sur la nécessaire articulation entre la recherche et la production. C’est dans cette perspective que s’inscrit le programme sous-régional Waapp qui veut impulser une nouvelle dynamique à l’agriculture en permettant une meilleure utilisation des nouvelles technologies comme source de sécurité alimentaire. Celle-ci, indique M. Fall, repose sur trois piliers : la disponibilité, l’accessibilité et la stabilité. Mais ces trois piliers, poursuit le chercheur, doivent être bien organisés par une politique nationale de développement agricole. A son avis, c’est sur ce plan que l’Etat est attendu en mettant en œuvre une stratégie efficace et en soutenant les systèmes nationaux de recherche pour les technologies améliorées. Pour Macoumba Diouf, directeur général de l’Isra, le combat, c’est de faire en sorte que la recherche se rapproche des agriculteurs. Car, poursuit-il, c’est dans un environnement agricole et socio-économique difficile que les résultats de la recherche sont importants.

Une stratégie de communication innovante
L’utilisation des technologies améliorées doit se faire, selon M. Diouf, suivant l’approche « chaîne de valeur », c’est-à-dire l’implication de tous les acteurs (producteurs et secteur privé) dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Et cela, soutient le directeur de l’Isra, peut démarrer dès cette campagne parce que les résultats sont disponibles. « Pour une fois, on a un programme intégrant les différents acteurs et qui pourra sans doute régler la question de sécurité alimentaire », estime Ababacar Ndoye, directeur général de l’Ita. A en croire Mme Ndèye Coumba Fall, directrice exécutive de la Frao (partenaire du Waapp), « les résultats de la recherche sont connus », et sa structure travaille à mettre en place une stratégie de communication innovante qui puisse les faire adopter. Il s’agira de faire en sorte que ces technologies améliorées soient connues des organisations de producteurs et du grand public. Pour ce faire, indique Astou Faye, du Coraf (un autre partenaire du Waapp), outre les rencontres institutionnelles, les grands marchés comme les « loumas » (marchés hebdomadaires) seront utilisés pour une communication directe avec les producteurs, les éleveurs, et les privés. Trois marchés ont été déjà ciblés notamment dans le bassin arachidier, la zone agro-sylvo-pastorale, le marché de Diaobé.


Source
 : Le Soleil


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