Français"; else echo "English"; ?>

PPAAO/WAAPP 2A

L’objectif de développement de la deuxième phase reste identique à celui de la première phase. Il porte toujours sur la génération et l’accélération de l’adoption des technologies améliorées sur les filières agricoles prioritaires telles que définis dans l’ECOWAP en vue d’accroitre la production et la productivité agricole conformément à l’un des objectifs stratégiques majeurs du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) "Améliorer la production et la productivité"

OBJECTIFS ET ORIENTATIONS MAJEURES DE LA DEUXIEME PHASE

L’objectif de développement de la deuxième phase reste identique à celui de la première phase. Il porte toujours sur la génération et l’accélération de l’adoption des technologies améliorées sur les filières agricoles prioritaires telles que définis dans l’ECOWAP en vue d’accroitre la production et la productivité agricole conformément à l’un des objectifs stratégiques majeurs du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) "Améliorer la production et la productivité"

Pour cette seconde phase l’accent est mis sur :

(i) la continuité et la consolidation des résultats de la première phase, principalement sur la vocation régionale du projet et le renforcement des activités relatives au transfert et à la diffusion à grande échelle des innovations technologiques ;

(ii) la contractualisation de la mise en œuvre du projet entre la structure de coordination et les structures d’exécution sur la base de résultats (contrats de performances) ;

(iii) le recentrage des priorités sur les filières en mesure de porter la croissance agricole à 6%, notamment :
les filières et systèmes de production à base de céréales sèches (mil, maïs, sorgho et fonio) et les cultures associées (arachide, niébé et sésame) dans une approche chaine de valeurs (approvisionnement, production, transformation, stockage et conservation, commercialisation) ;
les filières lait et viande (bétail et aviculture) ;
les filières horticoles (oignon, mangue et tomate) ;

(iv) une plus grande implication des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) au niveau régional (ROPPA) et au niveau national et des prestataires publics et privés de services de conseil agricole et rural de proximité pour les producteurs, notamment l’ANCAR, dans une approche concertée pour rendre plus effective la diffusion à large échelle des technologies ;

(v) le développement de synergie et de complémentarité avec les projets/programmes existants qui travaillent sur les mêmes priorités, notamment le PAFA et le PADAER (financement FIDA) et le projet de croissance économique (financement USAID). Elle s’articulera avec le programme d’appui au système d’information intégré des projets du Ministère de l’Agriculture (PASYME) les systèmes de gestion des connaissances (SAKSS) mis en œuvre à travers le PNIA ;

(vi) la transformation progressive du Centre National de Spécialisation (CNS) en Centre Régional d’Excellence (CRE)

Le Programme continue toujours à favoriser : (i) la mise en place d’un mécanisme efficace de concertation entre les acteurs (recherche, vulgarisation, Organisation des Producteurs, acteurs des filières, projets, etc.) permettant des synergies efficientes et des complémentarités depuis la demande de technologies jusqu’à leur diffusion à grande échelle (niveau national et régional) ; et (ii) la réflexion et la mise en œuvre d’approches innovantes et efficientes de vulgarisation.

RESULTATS ATTENDUS DU PPAAO/WAAPP-2A

Ancrage aux orientations majeures de développement agricole et rural

Amélioration de la production et de la productivité agricole

Avec l’important programme de diffusion et d’adoption à grande échelle, sur au moins 500 000 ha, des 40 nouvelles variétés générées et/ou homologuées de 2008 à 2012 à potentiels de rendement deux fois supérieurs au matériel végétal actuellement utilisé (2,5 à 4 tonnes/ha contre moins de 1 tonne/ha pour les variétés locales), le PPAAO/WAAPP 2A va opérationnaliser la stratégie d’intensification de la production agricole surtout des cultures vivrières de mil, sorgho, maïs, riz, fonio et les autres filières prioritaires retenues. Cet accroissement significatif de la productivité des cultures vivrières va contribuer à la résorption du gap de 588 000 tonnes de denrées vivrières accusé sur la satisfaction de la demande nationale par la production. L’augmentation portera sur les cibles essentielles suivantes :

des céréales d’au moins 25%, pour porter la production de 1 767 822 T à 2 209 775 T, soit un accroissement de 441 953 T ;
du sésame de 30%, pour atteindre 8 450 T, contre environ 6 500 T actuellement
du lait de 30 % avec une production 235,17 T contre 180,9 T
de la viande de 25%, pour porter la production à 217 968 T, soit un accroissement de 43 494 T
des oignons de 40%, pour atteindre 224 000 T et couvrir les besoins nationaux, soit accroissement de 64 000 T sur la production actuelle de 160 000 T
de la tomate cérise de 27%, pour assurer aux femmes, principales actives de cette filière des revenus plus importants avec un accroissement de la production de 60 000 T à 76 200 T.
de la mangue de 34%, soit une augmentation de la production sécurisée et de qualité de 100 000 à 134 000 T dont plus de 25% pourrait être exportée contre 6% actuellement.

Amélioration de la base productive

Le deuxième résultat important du programme porte sur la reconstitution et la sécurisation du capital semencier. Un guichet spécifique est consacré à la production annuelle d’au moins 150, 50 et 50 tonnes de semences de prébase et base respectivement pour les trois principales céréales sèches que sont le maïs, le mil et le sorgho, à travers les réseaux et coopératives agréés par l’Etat. Cette production annuelle pourra permettre de disposer régulièrement de 7 500 tonnes de semences certifiées de maïs et de mil et de 3 000 tonnes pour le sorgho qui couvrent totalement les besoins du pays qui sont respectivement d’environ 4 400 tonnes pour le mil pour emblaver 1 100 000 ha (production attendue de 1 500 000 tonnes) ; 4 000 tonnes pour le maïs pour emblaver 200 000 ha (production attendue de 450 000 tonnes) et 3 000 tonnes pour le sorgho pour emblaver 250 000 ha (production attendue de 350 000 tonnes). Pour garantir et sécuriser ce processus, le programme accompagnera, à côté d’autres partenaires au développement, la mise en place effective du projet de pôles et fermes semenciers. Le programme appuiera aussi la structuration d’une industrie semencière à travers un processus d’organisation et de capacitation des principaux acteurs, la promotion et le renforcement, pour chaque principale spéculation, de coopératives de réseaux de production et distribution de semences agréés par l’Etat et de Petites et Moyennes Entreprises (PME) privées semencières.

Réduction des importations de farine de blé

La technologie de valorisation des céréales locales par l’incorporation de leur farine à hauteur de 15% (+ 85% de farine de blé) dans la fabrication du pain a été diffusée par le PPAAO/WAAPP-1A auprès de 50 boulangeries test à Dakar. La généralisation de l’utilisation de la technologie par le financement d’un programme de diffusion à grande échelle dans le cadre du PPAAO/WAAPP 2A a pour objectif une production quotidienne de 3 000 000 de baguettes.

Renforcement des institutions nationales de développement agricole et rural

Le PPAAO/WAAPP 2A a retenu parmi les priorités, le renforcement des institutions nationales de développement agricole et rural à travers :

L’équipement des trois laboratoires régionaux semenciers de Diourbel, Tambacounda et Thiès récemment installés et qui n’avaient pas bénéficié des programmes d’appui de l’USAID et de l’Union Européenne pour la mise aux normes des laboratoires de la Divion des Semences (DISEM) ;

La mise aux normes du laboratoire de phytopharmacie de la Direction de la Protection des Végétaux ;

L’équipement, la réhabilitation et la mise aux normes des deux laboratoires de production de vaccin de Dakar et de Dahra de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) pour mieux servir les éleveurs nationaux et de la sous-région en matière de lutte contre les épizooties et aussi leur mise aux normes pour pouvoir breveter tous les vaccins produits au compte de la République du Sénégal ;

Le renforcement des capacités d’intervention du Bureau de la Législation Agricole (BLA) du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural en relation avec le rôle important qu’il joue dans l’accompagnement du processus d’adoption et d’appropriation des règlements communautaires de la CEDEAO (semences, engrais, pesticides) par le Sénégal. En outre, le BLA a aussi la mission de veille sur l’harmonisation des textes législatifs nationaux (lois, décrets et Règlements Techniques Particuliers) aux dispositions des règlements communautaires ;

Le programme va aussi accompagner la mise en œuvre de la stratégie de financement durable de la recherche et du conseil agricole et rural à travers l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR) qui va bénéficier d’un appui institutionnel conséquent pour lui permettre de mieux porter sa mission de service public de conseil agricole et rural dans le processus de diffusion à grande échelle des technologies ;

En outre, un appui sera consenti à la mise en place des organes du Fonds National de Développement Agro-Sylvo-Pastoral (FNDASP) et du Système National de Conseil Agro-Sylvo-Pastoral. En réponse à la demande des producteurs et de leurs organisations, le FNDAPS est institutionnalisé par la Loi d’orientation Agro-Sylvo-Pastoral comme instrument de financement durable de la recherche, du conseil et de la formation des acteurs du développement agricole et rural. Ainsi, il a pour objectif de coordonner, de pérenniser et d’internaliser le financement des services de développement rural avec la perspective après le PPAAO/WAAPP de poursuivre le financement sur une base sélective les programmes de (i) recherche et de conseil Agro-Sylvo-Pastoral, (ii) formation des acteurs et d’appui institutionnel aux organisations des producteurs.

La capacité des producteurs agro-sylvo-pastoraux du pays.

Le programme va toucher sept cent mille (700 000) bénéficiaires directs qui adopteront au moins une (1) des trente (30) technologies qui seront générées et diffusées à large échelle dans au moins 205 Communautés Rurales (CR) du pays à travers l’installation 20 000 unités de démonstration (parcelles de production, troupeaux, plantations, etc.) dans chaque communauté rurale.

Le rajeunissement et le renouvellement du personnel de recherche

Pour pallier à la réduction des effectifs de chercheurs dans les institutions, le PPAAO/WAAPP va financer un important programme de formation d’au moins soixante dix huit (78) jeunes chercheurs et autres acteurs (par appel à candidature et promotion interne) au niveau Doctorat et Master, soit un coût d’investissement sur les ressources humaines de 1,351 milliards de FCFA. La priorité va porter sur les disciplines déficitaires notamment le machinisme agricole, l’agriculture et tout autre besoin pour permettre au PPAAO/WAAPP d’atteindre les résultats visés.

MONTAGE INSTITUTIONNEL

Le montage institutionnel de cette phase reste identique à celui du PPAAO/WAAPP-1A avec le maintien du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural comme maître d’ouvrage du PPAAO/WAAPP-2A avec un Comité National de Pilotage (CP) et une Unité de Coordination Technique et Fiduciaire (UCTF).

Néanmoins quatre (4) recommandations ont été formulées :

1. La révision de la composition du comité de pilotage en y intégrant les autres départements ministériels en charge des secteurs clés du développement rural notamment l’Elevage et l’Environnement ; les plateformes paysannes, les services techniques de proximité importants pour la dissémination et l’adoption accélérée de technologies, les représentants des filières prioritaires ciblées, etc.,

2. l’équilibrage paritaire entre entités publiques et privées représentées ;

3. une redéfinition plus précise des missions du Comité de Pilotage en rapport avec les rôles attendus du ministère de tutelle ;

4. La préparation de l’alignement de l’Unité de Coordination Technique et Fiduciaire (UCTF) et du WAAPP 2A dans les institutions et mécanismes de mise en œuvre du PNIA dès qu’ils sont opérationnels

FINANCEMENT DU PPAAO/WAAPP-2A

Sur la base des accords convenus lors de la mission conjointe de préparation de la deuxième phase, le projet serait financé par la Banque mondiale pour un montant de 30 milliards de FCFA, soit 60 millions de dollars US dont 1/15 est accordé au CORAF/WECARD.

Ce niveau de financement est composé d’une allocation de l’IDA national de 20 millions et d’une contribution de l’IDA régional de 40 millions. A cela s’ajoute une contrepartie de l’Etat d’environ 2 milliards de FCFA.

MISE EN ŒUVRE

Les principales étapes de préparation et de mise en œuvre du PPAAO/WAAPP 2A sont les suivantes :

  • Négociations à Washington du 12 au 17 février 2012
  • Approbation au Conseil d’Administration de la Banque le 22 mai 2012
  • Signature de l’Accord de Financement N° 51350SE le 24 août 2012 à Dakar
  • Obtention de l’avis juridique national le 05 octobre 2012
  • Signature de l’Accord de Rétrocession au CORAF le 12 novembre 2012
  • Entrée en vigueur du prêt le 20 décembre 2012
  • Approbation définitive du PTBA 2013 par la Banque le 10 avril 2013
  • Lancement officiel du PPAAO/WAAPP 2A prévu les 15, 16 et 17 mai 2013.