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Le MIL, NIEBE, SORGHO 8 nouvelles variétés homologuées

Le Comité national consultatif des semences et des plants a homologué huit nouvelles variétés de mil, niébé et sorgho. Des variétés mises au point par l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et qui ont l’avantage de bénéficier d’un fort coefficient de multiplication. La réunion d’homologation qui s’est tenue le jeudi 18 août 2011 à la Direction Générale de l’institut, organisée sous l’égide du WAAPP/PPAAO, dans sa composante 1 (financement de la BM, a permis d’édifier les uns et les autres sur les opportunités qu’offrent ces spéculations.

D’abord, le Directeur Général de l’ISRA, Docteur Macoumba Diouf, a révélé que cette démarche s’inscrit dans la nouvelle orientation de l’institut qui, il faut l’avouer, avait relégué cette activité au second plan depuis quelque temps. Aussi, insiste-t-il, s’inscrit-elle en droite ligne de la politique de promotion de la sécurité alimentaire instaurée par le Sénégal.

Pour ce qui est du sorgho, le Docteur Ndiaga Cissé a révélé qu’il a été entrepris par l’ISRA, de créer et vulgariser des variétés hautement productives, à bonne qualité de graines et adaptées aux conditions agro-écologiques du Centre sud du Bassin arachidier. Les variétés « Nguinthe », Faourou, Darou et Nganda ont été obtenues.

Et au regard du coût de l’importation du blé (40 milliards de francs Cfa par an), les pouvoirs publics ont de quoi afficher le sourire. Sachant que le développement de cette spéculation participera à la diminution des importations. Il est parti du constat qu’il n’existe pas encore de variété de sorgho à cycle intermédiaire pour la zone centre-sud, principale zone culture du mil, s’est évertué par un travail fastidieux qui a démarré en 2000, de travailler à atteindre des rendements importants sur des surfaces de plus en plus réduites.

Ces nouvelles variétés de Sorgho révèlent aussi d’autres motifs de satisfaction. Elles sont dépourvues de tanin, cette substance nocive qui, non seulement, dégrade la farine, mais ralentit sérieusement la croissance du bétail. Ce qui se révèle comme une alternative au recours à grande échelle du blé dans le processus de panification.

Mr Ousmane Sy a aussi présenté 3 variétés de mil qui ont été homologuées : Ismi 9507, PE 08030 et Thialack 2. Des variétés testées pendant trois années successives dans leurs zones de recommandation. Elles ont fait leur preuve tant du point de vue de la productivité, de la stabilité que de l’acceptabilité par les paysans. En outre, par rapport aux tests de distinctivité, d’homogénéité, et de stabilité (Dhs), elles ont montré des véritables performances. Dans beaucoup de villages, elles sont présentement cultivées par les paysans qui les ont déjà choisies avant leur inscription au catalogue national. Leur homologation permettra aux organisations semencières de pouvoir reproduire les semences et de pouvoir les vendre légalement.

De son avis, l’inscription des trois nouvelles variétés proposées permettra de lever une contrainte variétale par la mise en place de deux variétés précoces (« Ismi 9507 » et « Pe 08030 ») pour le centre-nord et une variété à cycle intermédiaire (« Thialack 2 ») pour la zone centre-sud du bassin arachidier.

Le niébé, culture à haute valeur vivrière, avec sa nouvelle variété à cycle court (deux mois) s’est aussi invité aux débats. Selon le responsable, la nouvelle trouvaille, « Pakau », est en mesure de produire des rendements qui peuvent rapporter au producteur 700.000 francs Cfa à l’hectare. Son avantage par rapport aux variétés « Mélakh », « Mouride », « Yacine » et « Mame Penda », d’après Dr Cissé, est qu’elle combine la résistance à 2 contraintes majeures de la culture du niébé ; à savoir celle aux pucerons et thrips. Elle est également la seule à être résistante à ces insectes de fleurs. A cause de ce comportement, « Pakau » est recommandée dans les zones centre sud et sud où les hivernages sont plus humides et les populations de thrips plus importantes. Cependant, sa culture dans les zones centre nord avec une utilisation minimale d’insecticide.

La prochaine étape du processus, comme l’a précisé Dr Macoumba Diouf, concerne la mise à niveau des contrôleurs au sein des Directions régionales du développement rural (Drdr) pour que la bonne information puisse parvenir aux producteurs, un des maillons les plus importants de cette chaîne de valeurs. L’Isra ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et envisage de maintenir le cap de la communication et de la vulgarisation des résultats de la recherche.

Contacts :

- Dr Ndiaga Cissé, CERAAS : ncisse@refer.sn
- Ousmane Sy, CNRA Bambey : oussousyso@yahoo.fr
- Direction Scientifique, Dakar : dsisra@isra.sn
- Ndiaga Cisse : ndiaga.cisse@isra.sn
- Ousmane Sy : ousmane.sy@isra.sn


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