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Impact de la pression parasitaire de la cécidomyie africaine du riz, orseolia orzyzivora H. & G. en relation avec les périodes de repiquages sur les champs du périmètre rizicole de la vallée du fleuve du Kou, Burkina Faso

Mémoire de fin d’études présenté et soutenu par Karim SAMA 16 mai 2013, à l’UCAD, Département de Biologie Végétale, pour l’obtention du Master en Phytopharmacie et Protection des Végétaux (PPV)

Résumé : La cécidomyie africaine du riz, Orseolia oryzivora H. & G., est un important ravageur dans
20 pays d’Afrique sub-saharienne. Au Burkina Faso, l’insecte sévit particulièrement à l’ouest
et dans le sud-ouest où les conditions de développement lui sont favorables. Les dégâts de la
cécidomyie peuvent atteindre 60% dans l’ouest du pays. Notre étude a été menée au cours de
la campagne humide 2011 sur le périmètre rizicole de la Vallée du Kou, situé à l’ouest du
Burkina Faso. Elle avait pour objectif d’étudier l’impact de la pression parasitaire de la
cécidomyie africaine du riz sur ce périmètre en relation avec les périodes de repiquage. Le
périmètre rizicole de 1200 ha, a été divisé en deux zones à l’intérieur desquelles 48 champs
paysans ont été choisis au hasard en fonction de trois périodes de repiquage du riz (soit 16
champs par période). Des évaluations agronomiques et entomologiques ont été réalisées
chaque semaine du 21ème JAR jusqu’au 84ème JAR. Ce dispositif a été complété par une
batterie de 48 pièges lumineux mis en place dans chaque champ paysan, en raison d’un piège
par champ et relevé chaque jour. Les données recueillies par piège ont permis de suivre la
dynamique mensuelle des populations imaginales de la cécidomyie africaine du riz. Les
résultats obtenus ont montré que le taux moyen de galles le plus important a été enregistré
dans la troisième période de repiquage (16%). Les taux de parasitisme larvaire et pupal les
plus élevés ont été obtenus au niveau du troisième traitement au 84ème JAR. Le parasitisme
pupal dû à Aprostocetus procerae a été plus important que celui larvaire dû à Platygaster
diplosisae. Le rendement le plus faible a été également enregistré dans la 3ème période de
repiquage (4,78 t /ha). Les pics des populations adultes de la cécidomyie africaine du riz ont
été observés au mois d’octobre. Les résultats obtenus au cours de cette étude constituent une
contribution importante à la connaissance de l’impact de la pression parasitaire de la
cécidomyie du riz en fonction des périodes de repiquage sur le périmètre rizicole de la Vallée
du Kou. Ils peuvent être pris en compte dans une stratégie de gestion intégrée de cet insecte
ravageur.

Mots clés : cécidomyie africaine du riz, périodes de repiquage, pièges lumineux, galles, parasitisme, Aprostocetus procerae, latygaster diplosisae, Burkina Faso.