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Contribution à l’estimation des superficies agricoles : caractérisation des réponses radiométriques des principales cultures du bassin arachidier

Mémoire de fin d’étude, soutenu par M. Sémou Abdoulaye Diouf en Février 2005 à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA).

Résumé : Au Sénégal où l’agriculture occupe 75% de la population, la détermination des statistiques agricoles est basée sur des sondages et des enquêtes démographiques lourdes et coûteuses ne permettant pas souvent d’obtenir, à temps réel, une bonne estimation de la production agricole. Or la disponibilité précoce de statistiques agricoles fiables permet de déterminer les zones de calamité pour une prise de décisions rapides par les pouvoirs publiques. L’approche qui consiste à utiliser la télédétection et le système d’information géographique pourrait constituer une alternative aux méthodes classiques d’estimation des superficies agricoles. C’est dans cet objectif global que s’inscrit cette étude qui vise à caractériser les réponses radiométriques des principales espèces cultivées (mil, maïs, sorgho, niébé, arachide) dans le bassin arachidier. L’expérimentation a été menée au CNRA de Bambey et comprenait deux essais (un pour les céréales et un pour les légumineuses) dans un dispositif en blocs complets randomisés. Les résultats obtenus ont permis de montrer que la période de bonne couverture du sol par les cultures recouvre une partie de la phase végétative (environ 35 jas) et la phase reproductive (jusqu’en début sénescence 75 à 80 jas). Des différences significatives entre les cultures ont été mises en évidence par rapport à leur teneur en chlorophylle et leur activité photochimique. Ainsi, le niébé et le mil, qui ont présenté le plus important taux de chlorophylle, ont eu la meilleure activité photochimique. Par conséquent, les réflectances les plus élevées dans le vert au niveau de chaque groupe ont été obtenues généralement chez l’espèce qui présente les teneurs en chlorophylle les plus élevées et la meilleure activité photochimique. De plus, les réflectances dans le visible les plus élevées et les NDVI les plus faibles ont été enregistrées vers la fin de cycle, c’est à dire durant la maturation. Au cours de cette période, corrélativement à la teneur en chlorophylle et à l’activité photochimique, le suivi de la réflectance dans le visible notamment dans le vert a permis de discriminer les céréales de façon significative. Cependant, malgré les différences observées dans les teneurs en chlorophylle et l’activité photochimique, l’analyse statistique n’a pas montré une différence significative entre les réflectances des légumineuses. Les mesures radiométriques n’étant effectuées qu’à partir du 57e jas, une caractérisation spectrale complète reste nécessaire pour les premières phases du cycle.

Mots - clés : mil, maïs, sorgho, arachide, niébé, réponse radiométrique