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Caractérisation du Développement physiologique des biomasses et des surfaces foliaires de deux variétés typiques de Maîs (Zea mays L.) : contribution au paramétrage d’un modèle de simulation du développement des cultures pour la prévision agricole au Sénégal

Mémoire présenté pour l’obtention du Diplôme d’Etudes Approfondies en biologie végétale par M Jacques DIATTA Soutenu le 17 juillet 2007 UCAD

RESUME
Depuis les années 70, le sahel est marqué par une régression de la pluviométrie et une explosion démographique entraînant ainsi des déficits vivriers surtout dans le monde rural. Dans ce contexte, la prévision agricole devient une préoccupation majeure des autorités politiques. C’est dans ce cadre que cette étude a été menée sur le maïs avec pour objectif général de fournir des informations nécessaires à la calibration de modèles de développement de culture, fonctionnant à l’échelle du peuplement végétal et permettant de simuler la croissance et les rendements en grains du maïs (modèle SarraH développé par le CIRAD en collaboration avec le CERAAS). Pour ce faire, deux variétés représentatives des variétés de maïs cultivées au Sénégal (Teez-Yellow et Sowan-Yellow) ont été étudiées. L’expérimentation a été conduite à partir du 26 juillet 2006 sur un sol de type Dior-Deck à la station expérimentale du CNRA Bambey. Le dispositif expérimental était en split plot avec 3 essais semés à dates décalées de trois semaines et qui ont été soumises à chaque fois à deux régimes hydriques différents (ETM et Stress). Les observations ont porté sur les développements phénologiques, les biomasses aériennes et racinaires, les surfaces foliaires, les bilans radiatifs, les rendements et leurs composantes.
On a pu déterminer les sommes de température caractéristiques des principales phases phénologiques. Les contraintes hydriques appliquées en phase végétative ont logiquement ralenti les rythmes d’émission foliaire (sans diminuer les nombres de feuilles déterminés avant l’initiation paniculaire), diminué les hauteurs, les biomasses et les surfaces foliaires. Par contre elles n’ont pas modifié les relations allométriques entre les différentes composantes des biomasses aériennes, ni les valeurs de SLA. Les mesures au LAI-2000 ont, semble-t-il, sous-estimé les LAI. Les valeurs obtenues de Kdf sont faibles et hétérogènes comparées à celles rencontrées dans la littérature. Les rendements ont été affectés par les contraintes hydriques. L’analyse détaillée de leurs composantes a permis de mettre en relation les périodes de contrainte hydrique avec les stades d’élaboration des organes reproducteurs et/ou de développement des grains. On a pu au final déterminer un certain nombre des paramètres nécessaires aux modèles que l’on recherchait.
Mots-clés : Maïs, Sénégal, modélisation des cultures, sommes de températures, biomasses, LAI, SLA, Kdf, modèle SarraH, LAI-2000