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Caracterisation de la variabilité des rendements en Maîs ( Zea mays L.) et de leurs Conditions d’Elaboration dans la Zone Sud du Departement de TAMBACOUNDA

Mémoire présenté pour l’obtention du Diplôme d’ Etudes Approfondies en biologie végétale par M. Nicolas Ngor Tine Soutenu le 21 février 2008 UCAD.

Cette étude s’inscrit dans le cadre de recherches menées en Afrique de l’Ouest pour améliorer les outils de prévision agricole. L’objectif général en est de pouvoir déterminer les productions agricoles à l’aide de modèles de simulation des cultures. Les objectifs de ce travail étaient de caractériser la variabilité des rendements paysans en maïs (Zea mays L.), et de les comprendre en relation aux conditions d’élaboration, dans la région de Missirah dans le sud du département de Tambacounda du Sénégal. La principale difficulté est de déterminer ce qu’est la production d’un terroir villageois. Pour cela il faut capter la variabilité des rendements et en tirer des indicateurs statistiques. Ces études cherchent aussi à valider les modèles pour des conditions de culture particulières.
Des fiches de suivis-enquêtes ont été élaborées, et des passages réguliers ont été effectués. Cinq villages ont été choisis, de façon à capter une certaine variabilité intra-régionale des pluies et des conditions de culture (milieu, pratiques). Dans chaque village environ 32 parcelles de maïs ont été étudiées : (i) développements, aléas et itinéraires techniques ; (ii) rendements et composantes (3 placettes par parcelle) ; (iii) conditions parcellaires. Un pluviomètre a été mis dans chaque village. Le démarrage de l’hivernage a été tardif et irrégulier, de sorte que les semis et récoltes ont été très échelonnés.
On a pu constituer une base de données (informations et rendements) relatives à 120 parcelles. Les analyses ont montré que l’on pouvait distinguer deux types de champs : les « champs de case », et les « champs de brousse et des confins ». Les champs de case sont consacrés à la monoculture du maïs et reçoivent une fertilisation organique (parcage et/ou fumier). Les autres champs montrent des rotations incluant de l’arachide et/ou du coton, avec utilisation d’engrais.
Les données de rendement montrent une très grande variabilité au sein de chaque village. Mais on retrouve sensiblement les mêmes gammes dans les différents villages : de 0 Kg (parcelles abandonnées) à plus de 3 Tonnes. Les moyennes vont de 1,2 à 2 Tonnes.
Parmi les composantes du rendement la densité à récolte est celle qui est la moins explicative. Les rendements sont par contre expliqués par le nombre d’épis par pied et le poids de grains pas épis.
On a pu montrer un effet significatif du parcage et plus généralement de l’apport de matière organique (parcage et/ou fumier) sur les rendements et le nombre d’épis par pied et le poids de grains par épis.
Des bilans hydriques simulés ont été développés au pas de temps journalier pour chaque parcelle à l’aide du logiciel SARRABIL (Cirad). Les valeurs moyennes et minimales des taux de satisfaction des besoins hydriques des cultures (ETR/ETM) ont été déterminées pour les périodes caractéristiques des cycles (période de développement des organes reproducteurs, période floraison-polinisation, remplissage des grains). Les indicateurs composites IRESP ont également été calculés pour chaque parcelle. La mise en relation de ces différents indicateurs a indiqué des tendances logiques avec la possibilité de tracer des « courbes enveloppe ».

Mots clés :
Maïs ; Sénégal ; élaboration du rendement ; systèmes de culture ; pratiques paysannes ; bilan hydrique ; Tambacounda.