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Calage du modèle SarraH sur des variétés de mil (Pennisetum spp.) et confrontation du modèle à la réalité paysanne de la région de Diourbel (Sénégal)

Mémoire de fin d’études DEA, soutenu par Patrice Koffi KOUAKOU, le 22 Juillet 2009 à l’UCAD, Département de Biologie Végétale.

Résumé : Cette étude s’intègre dans un programme qui vise l’amélioration des outils de prévision agricole des zones soudano-sahéliennes d’Afrique de l’Ouest. Le programme est mis en œuvre au CERAAS, en collaboration avec le CIRAD, l’AGHRYMET et certains SNRAS. L’étude a eu pour objectifs d’abord de (i) caractériser la variabilité des rendements paysans et (ii) d’identifier les facteurs de cette variabilité au moyen d’une enquête agronomique, ensuite de (iii) caractériser la phénologie et le développement de 18 variétés de mil au travers d’essais agronomiques en station et enfin de (iv) caler le modèle SarraH sur ces variétés et de (v) simuler les rendements dans les conditions pédoclimatiques des parcelles paysannes. La méthode de diagnostic était basée sur des « suivis-enquêtes » qui partent du semis à la récolte. Ces « suivis-enquêtes » ont porté sur 175 parcelles de mil choisies de façon aléatoire et réparties dans 5 villages du département de Diourbel. Ces parcelles sont caractéristiques de la diversité agro-écologique des champs de la zone. Les observations ont porté sur l’état de la culture et du sol, sur les itinéraires techniques, sur les problèmes des cultures et sur la mesure des rendements. Parallèlement aux « suivis-enquêtes » des essais, semés à des dates décalées (19/06/08 ; 22/07/08 et 19/08/08) sur sol de type Dior-Deck, ont été conduit à la station expérimentale du CNRA de Bambey. Le dispositif expérimental utilisé était en blocs de
Fischer à 3 répétitions avec un seul facteur, la variété, à 18 modalités. Les 18 variétés de l’étude expérimentale ont eu une réaction de sensibilité au photopériodisme. Cette réaction s’est traduite par un raccourcissement de la durée du cycle, une baisse de la production de biomasse, une diminution de la hauteur des plants et du rendement en grains au fur et à mesure des semis tardifs. Les évolutions du LAI, du SLA et de la relation entre le ratio biomasse feuille/biomasse aérienne et biomasse aérienne des variétés ont été conformes à la littérature. Les différents paramètres de l’essai ont permis un calage du modèle qui a été utilisé pour simuler de façon satisfaisante les rendements obtenus en milieu expérimental. Les simulations des biomasses (LAI, biomasses tiges et feuilles) au semis 2 et au semis 3 ont été moins bonnes en conditions expérimentales. En milieu paysan, les rendements ont été très faibles et très variables. Cette situation pourrait résulter des effets de la diversité du milieu physique et du mode de conduite des champs (système agricole traditionnel) soumis à beaucoup de contraintes liées au type de sols, au degré d’infestation par le Striga, au type d’amendement, au type de champs. Par ailleurs, les importants écarts entre rendements simulés et observés en milieu paysan, pourraient être dus aux facteurs non-climatiques (sols, fertilité, adventices, maladies), non simulés par SarraH.

Mots-clés  : système de culture, variabilité des rendements, photopériode, simulation, modèle de culture, SarraH, mil, Sénégal.