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Calage du modèle SARRAH sur des variétés paysannes de maïs (Zea mays) et confrontation du modèle à la réalité paysanne de la zone de Tambacouda (Sénégal)

Mémoire de fin d’études DEA, soutenu par Oumarou SOULEYMANE, le 20 Juillet 2009 à l’UCAD, Département de Biologie Végétale.

Résumé
En Afrique subsaharienne, l’instabilité climatique, la dégradation des sols et la baisse de productivité agricole inhérente, ainsi que la pression démographique, ont compromis l’équilibre des croissances économiques. C’est dans cette optique que se trouve l’impérieuse nécessité de la prévision agricole en vu d’assurer la sécurité alimentaire. Dans le but de pouvoir adapter le modèle de développement des cultures SarraH au maïs en milieu paysan, pour pouvoir l’utiliser ensuite pour faire de la prévision, deux études ont été menées lors de l’hivernage 2008 : (a) une enquête agronomique conduite sur culture de maïs dans de petites exploitations dans la zone de Missirah au sud du département de Tambacounda (Sénégal) afin de déterminer les valeurs des rendements paysans et les conditions culturales, et (b) des essais agronomiques menés au CNRA Bambey dans le but de caractériser précisément six variétés de maïs du milieu paysan. Lors de l’enquête, les moyens matériels et humains des exploitations, les caractéristiques des parcelles, les événements culturaux, les stades phénologiques et les rendements ont été relevés. L’étude des variétés a été menée au travers de 3 essais semés à différentes dates. Les dispositifs expérimentaux étaient des blocs factoriels complètement randomisés avec 3 répétitions. Les observations ont porté sur les développements phénologiques, les biomasses aériennes, les surfaces foliaires, les rendements et leurs composantes. Les données d’enquête révèlent une certaine diversité des situations pour les pratiques culturales rencontrées et surtout une très forte variabilité des rendements. Malgré la forte variabilité des données on a pu montrer l’incidence de certains facteurs sur les rendements, comme les apports de matière organique et les sarclages. Les expérimentations ont permis d’estimer les durées semis-floraison et des cycles, les évolutions des biomasses aériennes, les relations allométriques, les LAI, les SLA et les rendements. Ces informations ont permis de paramétrer le modèle sur ces variétés. Les simulations dans les conditions des essais indiquent que le modèle est capable de bien rendre compte des développements des variétés en relation aux conditions climatiques et aux caractéristiques variétales déterminées. Par contre les simulations effectuées pour le milieu paysan montrent des rendements simulés supérieurs aux réels. Ces différences s’expliquent par les effets négatifs des conditions de culture qui ne sont pas optimales (effets des adventices, fertilité insuffisante, ennemis des cultures, etc.). Des paramétrages différents doivent être introduits dans le modèle pour s’approcher plus près des réalités paysannes.
Mots-clés : Maïs, rendements, système de culture, modélisation, phénologie, SLA, LAI, calage, paramétrisation, simulation.