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2.Le PPAAO/WAAPP 1A PRINCIPALES REALISATIONS

DUREE ET COUT DE LA PHASE 1 DU PPAAO/WAAPP (PPAAO/WAAPP 1A)

La première phase du premier APL ou PPAAO/WAAPP-1A qui regroupait le Sénégal, le Mali et le Ghana, a été approuvée le 29 mars 2007 et mise en vigueur le 21 mars 2008. Au Sénégal, elle a été clôturée le 31 décembre 2012.

Un budget global de 45 millions de $US a été alloué aux trois pays dont 15 millions de $US, soit 7,5 milliards de FCFA pour le Sénégal. Chaque pays a rétrocédé 1/15 de sa dotation au CORAF/WEACRD pour la coordination régionale.

PRINCIPALES REALISATIONS DE LA PREMIERE PHASE

Au terme de la première phase, le PPAAO/WAAPP-1A a mis en place des mécanismes pour le renforcement des capacités et la diffusion des technologies. Ceci a permis de produire des résultats importants en termes d’amélioration de la production et de la productivité des filières concernées. Ces résultats se traduisent par :

le développement et l’homologation de trois (3) nouvelles variétés de mil (Thialakh 2, ISMI 9507, ICMVIS 89305) et de quatre (4) de sorgho (ISRA 621 A, ISRA 621 B, ISRA 622 A and ISRA 622 B respectivement dénommées, Nguinte, Faourou, Darou et Nganda). Ces 7 variétés sont issues de la Composante 2.

Ces variétés ont des potentiels de rendement de 40 à 60 % supérieurs à celles actuellement cultivées, une bonne qualité de graine (sans tanins pour le sorgho donc répondant mieux à la transformation, avec plus de rendement en farine pour le mil), une meilleure adaptation aux conditions agro-écologiques (tolérance à certaines maladies, cycle adapté).
Dans le cadre de l’approche régionale du programme, ces variétés font aussi l’objet de tests au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Les semences pré-bases de ces variétés sont déjà disponibles pour la multiplication et la diffusion nationale et régionale.

l’identification de variétés et itinéraires techniques qui permettent d’optimiser la productivité du sorgho de décrue ;

la mise au point et la démonstration via les Champs Ecoles Paysans (CEP) d’un paquet technologique de gestion intégrée du Striga hermonthica du mil qui permet d’obtenir des gains de rendements de plus de 40% ;

la diffusion de 70 technologies, parmi lesquelles (i) des variétés de mil, de sorgho, de maïs produites par ISRA ; (ii) une forme liquide du vaccin I2 ; (iii) le vinaigre de mangue ; (iv) le décorticage mécanique du fonio ; (v) l’incorporation des céréales locales dans les farines boulangères ; (vi) la lutte sur seuil sur le cotonnier ; (vii) les bonnes pratiques de transformation artisanale de l’arachide ; (viii) la ligne de fabrication mécanisée de couscous ; (ix) la lutte contre la mouche des fruits ; etc.

la contribution à la reconstitution et la sécurisation du capital semencier du mil, maïs, sorgho et arachide aux niveaux indiqués dans le tableau ci-dessous :

capital semencier

En termes d’atteinte des objectifs de développement du projet, les quatre (4) indicateurs de résultats sur les cinq (5) retenus ont été largement atteints :

76 916 acteurs dont 24% de femmes ont bénéficié du projet sur un objectif de 50 000 dont 40% de femmes ;

14 technologies ont été mises au point par le CNS sur un objectif de 8 ;

100 % des technologies générées par le CNS donnent une augmentation de rendement de plus de 15% par rapport à la pratique paysanne ;

47 404 ha ont été couverts par les technologies diffusées par le projet sur une objectif de 21 000 HA ;

concernant le cinquième indicateur de développement du projet qui porte sur le nombre d’acteurs qui ont adopté les technologies diffusées, une enquête d’adoption a été réalisée en 2012 sur 11 des 70 technologies diffusées. Cette enquête a montré que l’adoption est effective chez environ 8 000 producteurs (agriculteurs, éleveurs). Cette enquête sera poursuivie en 2013 et les années à venir pour la mesure du niveau d’adoption des autres technologies diffusées par le WAAPP1A et celles qui le seront dans le cadre du WAAPP2A.

De plus, les quatre (4) indicateurs qui permettent de déclencher la seconde phase ont tous été atteints : (i) les règlements communautaires de la CEDEAO sur les semences et pesticides ont été adoptés et leur diffusion et application par les acteurs sont en cours ; (ii) les comités nationaux pour l’enregistrement du matériel génétique (Comité National Consultatif des Semences et Plants – CNCPS) et des pesticides (Commission Nationale de Gestion des Produits Chimiques –CNGPC et la Sous Commission Nationale de Gestion des Pesticides –SCNGP) sont mis en place et fonctionnels ; (iii) le Centre National de Spécialisation (NCS) est fonctionnel et a impliqué plusieurs chercheurs venant des pays participants à travers les visites scientifiques et les voyages d’étude, et (iv) des fonds compétitifs de subventions de sous-projets de recherche sont exploités de manière satisfaisante.

Au niveau régional, on a noté des améliorations significatives grâce à l’action du CORAF dans la préparation, la supervision et la coordination du programme ainsi que dans la conduite de la préparation et la diffusion des études. Cela a contribué à forger une vision harmonisée, élaborer des stratégies communes et des plans d’action prioritaires pour le renforcement de la coopération régionale dans le développement, la dissémination et l’adoption de technologie. Les appareils tant nationaux que régionaux sont en place pour une consolidation réussie et un élargissement des résultats du programme dans les pays du PPAAO/WAAPP-1A au cours des cinq prochaines années.

IMPACTS DE QUELQUES TECHNOLOGIES GENEREES ET DIFFUSES PAR LE PROJET

Technologies
4 variétés de sorgho

GUINTHE : 110 jrs, 2 – 3 t/ha
FAOUROU : 105 jrs, 2,5 – 3 t/ha
DAROU : 105 jrs, 2,5 – 3 t/ha
NGANDA : 110 jrs, 2 – 3 t/ha

Avantages

Haut rendement par rapport aux variétés locales (plus de 50% d’augmentation)

Graines sans tannin donc adaptées à la consommation humaine et animale ; le sorgho sans tannin peut se substituer au maïs pour la formulation des aliments de volaille.

Parmi la dizaine de constituants des provendes, les céréales représentent 45 à 65% ; le maïs, à lui seul, représentent 30 à 55% des aliments. Donc ayant un prix de commercialisation inférieur, la substitution du sorgho au maïs pourrait faire baisser les coûts de production des aliments de volaille et réduire les importations de maïs pour les besoins d’alimentation animale

technologie
3 variétés de mil

THIALACK 2 : 95 jrs, 2,1 – 3 t/ha
GAWANE : 85 jrs, 2,5 – 3,2 t/ha
ISMI 9507 : 85 jrs, 2,4 – 3 t/ha

Haut rendement et répondent à certains critères de choix des producteurs (cycle précoce ou intermédiaire, épis longs) par rapport aux variétés traditionnelles cultivées comme le THIALACK, la souna locale et/ou le sanio qui posent des problèmes d’adaptation aux nouvelles conditions agro-écologiques des zones de culture.

technologie
Paquet technologique pour la gestion intégrée du striga hermonthica du mil

avantages
Permet une réduction de la densité du Striga de 60% et améliore le rendement du mil de plus de 40%

Technologie : Machine à décortiquer le fonio

avantages
Au cours des deux campagnes 2010-2011 et 2011-2012, 1151 producteurs, dont 70% de femmes, venant de 165 localités différentes ont utilisé la machine à décortiquer et ont fait décortiquer 17,3 tonnes de fonio.

Les utilisatrices de la machine ont affirmé que ce nouvel outil leur permet de (i) gagner du temps ; (ii) réduire considérablement les pertes ; (iii) avoir du fonio décortiqué beaucoup plus propre (absence de corps étrangers : sable, cailloux,…) avec un meilleur blanchiment ; et (iv) avoir un produit qui se conserve mieux

Allégement du travail de décorticage du fonio qui constitue une contrainte pour le développement de cette sous-filière agricole.

Décorticage de 5 Kg de fonio en un passage pendant 8 mn avec un taux de décorticage-blanchiment de 99%, un rendement moyen de 65% et un taux de brisure de 1% ; comparé au décorticage manuel (2h de temps pour 2.5 kg). Le temps gagné est valorisé par les femmes qui peuvent s’adonner à d’autres activités créatrices de revenus comme le petit commerce, le maraichage, la prestation de services (tresses, coiffures, etc.).

Relance de la culture du fonio dans les zones bénéficiaires avec un accroissement des superficies moyennes emblavées de 0,6 ha avant l’installation des machines à 1,3 ha après installation soit une augmentation de 100%.

Par rapport aux machines qui existaient, elle consomme moins d’énergie (1,5 KW contre 7,5 KW), nécessite moins de passage (1 passage contre 2) avec un meilleur taux de brisure

technologie : Procédé de production de vinaigre de mangue

avantages

Mise à la disposition des consommateurs du vinaigre naturel de grande qualité
Réduction des pertes post-récolte de la mangue par la valorisation du surplus de production

La mise en place d’unité industrielle et semi-industrielle dans toutes les grandes zones de production de mangue permettra aussi de créer des activités génératrices de revenus et des emplois au niveau local (surtout pour les femmes qui doivent constituer 40% des bénéficiaires du PPAAO)

technologie : Technologies de lutte contre la mouche des mangues

Une large adoption de ces technologies dans les grandes zones de production de mangue comme la région naturelle de la Casamance et la zone des Niayes permet de : (i) réduire les pertes importantes (pouvant atteindre 60 % de la récolte pour les variétés tardives comme ‘Keit’ et ‘Kent’) liées aux dégâts causés par la mouche ; (ii) relancer la filière exportation de mangue et (iii) améliorer les revenus

technologie : Paquet technologique pour l’amélioration de l’aviculture villageoise (race améliorée, modèle d’habitat, plan de prophylaxie, rations à base de produits locaux)

Le modèle d’habitat permet une protection des poussins contre les prédateurs, les accidents et les intempéries avec une diminution du taux de mortalité en moyenne de 50%.

Comparativement aux aliments habituels, la meilleure consistance et richesse de la ration alimentaire à base de produits locaux permet une croissance plus rapide des sujets, en plus les poussins sont plus solides et résistants et le poids à l’abatage a augmenté de 15 à 33% ; les rendements en chair sont passés de 1,2 kg à 2 kg pour les poules et de 2 kg à 2,5 kg pour les coqs.
La combinaison de la vaccination contre la maladie de Newcastle et la technique de déparasitage qui est jugée plus simple et très efficace a produit des effets très appréciés par les acteurs :
le nombre de sujets atteint de la maladie de Newcastle a diminué de 79%, de la variole de 76%
les sujets déparasités sont plus actifs et s’alimentent mieux et de taux de sujets de parasitose externe a baissé de 31%.
l’effectif de sujets élevés a augmenté de 60% et les revenus tirés de la vente des produits ont aussi augmenté en moyenne de 65%.

Globalement, des augmentations moyennes significatives de 21% sur la production d’œufs par poule, 7% sur la quantité de viande de volaille consommée et 20% sur les revenus tirés de la commercialisation des sujets ont été obtenues

technologie : L’incorporation des céréales locales (mil, maïs) dans les farines boulangères

avantages
La valorisation des céréales par l’incorporation de la farine à hauteur de 15% dans la fabrication du pain

Avec la généralisation de la technologie dans la production quotidienne des 3 000 000 de baguettes, le pays en tirera les avantages suivants (1) faire des économies de 15 %, soit 12 920 965 200 FCFA sur les sorties de devises pour les importations annuelles de blé évaluées en 2010/2011 à 86 139 768 000 FCFA (326 287 tonnes de blé à 264 000 FCFA la tonne) ; (2) sécuriser la filière, (3) créer une opportunité de dynamiser la production de ces céréales, (4) promouvoir la compétitivité des céréales locales grâce au marché ouvert et (5) permettre aux sénégalais de disposer de pain de meilleure valeur nutritive

technologie :
Les bonnes pratiques de transformation artisanale de l’arachide. Procédé de détoxification et clarification de l’huile artisanale

avantages
Amélioration la qualité sanitaire des produits transformés dans le cadre de la valorisation du surplus de production d’arachide une fois les besoins des huiliers, principaux clients des producteurs, satisfaits.

La diffusion à grande échelle de ces technologies pourrait contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural car la filière arachide est l’une des principales sources de revenus monétaire pour le monde rural et joue un rôle important dans la création de petits emplois (triturateurs artisanaux, vendeurs d’arachides grillées et/ou de pâtes)